Piano Phase, de Steve Reich ou la musique comme processus graduel

Cette pièce de 1967 est composée d’une partition de départ de trente deux mesures sous-divisée en trois sections, chaque section reprenant un même motif de base. La première partie est la plus longue et complexe des trois, basée sur un motif de 12 notes. Pas évident (lors de la première écoute au moins) de prévoir les moments d’accélérations ou le retour à l’unisson, et même, d’entendre les changements tant ils sont graduels et semblent pleins du moment ou de la note qui les précède. On ne peut qu’effleurer la différence d’une note à l’autre, d’un moment à l’autre tant ils semblent se fondre dans le suivant. Il n’y a pas de rupture, aucun cycle n’est véritablement marqué. Ce n’est ni une reprise (comme dans Vexation d’Erik Satie), ni exactement lancinant comme un refrain, ni fluctuant comme des variations (comme dans Mad Rush / Metamorphosis de Philip Glass). Ce n’est pas juste une répétition du même, et la notion de répétition peut elle-même être discutée.

sur Toba Khedoori

Les dessins de Toba Khedoori n’ont rien de lyrique. Ils sont expansifs d’une autre manière, par le sujet représenté (les montagnes, les nuages, une série de portes)  par leur format (d’immenses feuilles rarement encadrées, un espace flottant et sûr), par la densité et la concentration du dessin (un tas de cailloux, des gradins suspendus dans le vide).
Débordants comme ce qui ne peut être contenu, ce qui se distend, se dilate. L’artiste cible ses sujets en les isolant au centre de la feuille: une corde et rien d’autre, une croix, une chaise, un morceau de mur, une maison, un feu de cheminée…

après Artists who make “pieces”

Au premier coup d’œil, Artists who make “pieces” de 1976 de l’artiste de Los Angeles Ed Ruscha se compose d’une phrase sur une surface neutre. D’une phrase qui se découpe sur un fond coloré dans des tons rose orangé. D’une phrase réalisée dans une police de caractère basique (Sans serif) à l’aide d’un pochoir en film acétate. Ce dessin est une phrase solide, claire dans la couleur vaporeuse, nuancée.

Rain (Music for 18 Musicians), De Keersmaeker / Reich

Verklärte Nacht, de Anne Teresa De Keersmaeker

La pièce est créée sur Verklärte Nacht op.4, œuvre pour sextuor à cordes composée par Arnold Schönberg en 1889 suite à sa rencontre avec Mathilde Zemlinsky pendant l’été de cette même année.

Soleil noir. La Grande Bellezza, de Paolo Sorrentino

I was looking at the ceiling and then I saw the sky
John Adams

e, f, Fukushima, de Natacha Nisic

e et f sont deux films tournés dans le nord du Japon entre 2009 et 2013.

L’apparition du paysage [collections, 2013] 

White sun, 2011
Jean-Pascal Flavien, white sun, 2011 (Collection Centre national des arts plastiques, dépôt Musée de Valence /Courtesy Galerie Catherine Bastide)
Parcours d’art moderne et contemporain présenté dans le cadre de la réouverture du musée de Valence. À partir du 13 décembre 2013.

night house at daytime de Jean-Pascal Flavien, l’œuvre qui respire

Parfois je respire plus fort et tout à coup,
ma distraction continuelle aidant, le monde se soulève avec ma poitrine.
Henri Michaux, En respirant
(La nuit remue, Gallimard, Paris, 1967, p 31)

3 films solaires: La Grande Bellezza /The Bling Ring/The Great Gatsby (1e partie)

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino (2013), The Bling Ring de Sofia Coppola (2012), et The Great Gatsby dans la version mythique de Jack Clayton (1974) sont trois films baignés de soleil et de lumière : Rome, Los Angeles, le bord de mer de Long Island, où ils sont tournés.