de 2 à 5 : Lectures

Deux ou cinq minutes pour écouter les propos d’un artiste, d’un auteur.
Je lis des textes, témoignages, conversations de ceux qui ont marqué l’histoire de la photographie, du cinéma, de la peinture, de la littérature et qui sont, comme le sont les amis, des compagnons de route et de ressourcement.

sur Gerda Steiner/ Jörg Lenzlinger

Texte pour le catalogue de l’exposition Aux extrémités de notre univers, musée de Valence. En résonance avec le travail de commande de Paysage au grand galop, oeuvre permanente pour les collections à l’occasion de la réouverture du musée en 2013.
Essai consultable ici VF+ENG

Le coeur dissident/ pour artpress

En janvier, le Théâtre de la Ville hors les murs présentait au Centre Pompidou APERÇU – 5 room puzzle, nouvelle création de la chorégraphe portugaise Tânia Carvalho sur l’incommunicabilité entre les êtres, inspirée d’un poème de Fernando Pessoa.
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après Artists who make “pieces” (Ed Ruscha, Wim Delvoye, Yoko Ono, Mario Garcia Torres, Emilie Leconte…)

Au premier coup d’œil, Artists who make “pieces” de 1976 de l’artiste de Los Angeles Ed Ruscha se compose d’une phrase sur une surface neutre. D’une phrase qui se découpe sur un fond coloré dans des tons rose orangé. D’une phrase réalisée dans une police de caractère basique (Sans serif) à l’aide d’un pochoir en film acétate. Ce dessin est une phrase solide, claire dans la couleur vaporeuse, nuancée.
Ruscha juxtapose des références et des mondes que tout oppose. Le langage dans sa dimension déclarative (statement), catégorique – une déclaration qui fait allusion aux pratiques de l’art minimal, de l’art conceptuel et à sa propre pratique, comme à la catégorisation de cet art par la critique (les guillemets soulignent la distance de Ruscha vis-à-vis des codes, de ce background culturel précisément). Il fait allusion à la peinture romantique : le fond coloré ravive autant la Color field painting américaine des années 1940-1950 (peinture de champ coloré) que les paysages du Sublime américain du 19e siècle. Et enfin, il exalte l’imaginaire populaire californien en évoquant un coucher de soleil, comme dans Hollywood de 1968, plus célèbre.

Hôtels, Hôtels / artpress 439 (décembre 2016)

Dans un autoportrait pris de nuit au Park Hyatt Hotel de Tokyo en 2015, le photographe Alec Soth flotte au-dessus du monde, allongé sur son lit qui se reflète dans la large baie vitrée de la chambre. C’est un appel à la rêverie tout d’abord : on peut facilement s’imaginer à sa place et distraitement, se laisser porter par l’image, flotter à son tour. Quand on descend à l’hôtel, généralement,

Jean-Baptiste Bernardet, l’œuvre commence par la fin / artpress 433 (mai 2016)

En regardant les huit panneaux qui composent Fugue (2014) de Jean-Baptiste Bernadet, en parcourant leurs touches vibrantes, les zones transparentes, intensément lumineuses et colorées, en suivant le rythme et la fluidité de l’ensemble, on pense à Claude Monet. (…)

Gilles Aillaud, l’art insouciant de la trace / artpress 432 (avril 2016)

Depuis sa première exposition à la Galleria dell’ Obelisco à Rome en 1949 sur le thème du monde sous-marin et dans d’incessants allers et retours entre la peinture et le dessin, Gilles Aillaud a peint le vivant. Il s’est fait connaître par ses peintures de grand format qui montrent les animaux sauvages des parcs zoologiques.

Verklärte Nacht, d’Anne Teresa De Keersmaeker

La pièce est créée sur Verklärte Nacht op.4, œuvre pour sextuor à cordes composée par Arnold Schönberg en 1889 suite à sa rencontre avec Mathilde Zemlinsky pendant l’été de cette même année.

Tomorrow, 2 seconds later, de Tim Eitel

Certaines œuvres ont le pouvoir de nous projeter dans un autre espace-temps. C’est un glissement qu’elles provoquent,

Chloe Piene / artpress 443 (avril 2017)

Récemment, j’assistai à un concert de Sibelius à la Maison de la Radio à Paris. Après le sublime Nocturne, l’orchestre philharmonique accompagné d’Alina Pogotskina joua les Humoresques, des pièces très vives pour violon et orchestre.  (…)