Objets à l’état sauvage, peintures de Josephine Halvorson

Les peintures de Josephine Halvorson se focalisent sur quelques motifs et sujets ciblés : des portes et des éléments de construction repérés dans le périmètre de l’atelier et de la maison de l’artiste dans le Massachusetts. 

Piano Phase, de Steve Reich ou la musique comme processus graduel

Cette pièce de 1967 est composée d’une partition de départ de trente deux mesures sous-divisée en trois sections, chaque section reprenant un même motif de base. La première partie est la plus longue et complexe des trois, basée sur un motif de 12 notes. Pas évident (lors de la première écoute au moins) de prévoir les moments d’accélérations ou le retour à l’unisson, et même, d’entendre les changements tant ils sont graduels et semblent pleins du moment ou de la note qui les précède. (…) Ce n’est ni une reprise (comme dans Vexation d’Erik Satie), ni exactement lancinant comme un refrain, ni fluctuant comme des variations (comme dans Mad Rush / Metamorphosis de Philip Glass). Ce n’est pas juste une répétition du même, et la notion de répétition peut elle-même être discutée.

sur Toba Khedoori

Les dessins de Toba Khedoori n’ont rien de lyrique. Ils sont expansifs d’une autre manière, par le sujet représenté (les montagnes, les nuages, une série de portes)  par leur format (d’immenses feuilles rarement encadrées, un espace flottant et sûr), par la densité et la concentration du dessin (un tas de cailloux, des gradins suspendus dans le vide).
Débordants comme ce qui ne peut être contenu, ce qui se distend, se dilate. L’artiste cible ses sujets en les isolant au centre de la feuille: une corde et rien d’autre, une croix, une chaise, un morceau de mur, une maison, un feu de cheminée…

Georgia O’ K – peintures, impressions (1922-1924) / Dorothée DH – le moment où (2016)*

Depuis 1921, le couple Stieglitz-O’Keeffe passe ses étés au bord de Lake George dans les Adirondacks Mountains.

Après avoir lu la correspondance et les propos de Georgia O’Keeffe, j’ai eu envie de m’en inspirer et d’inventer un récit à la première personne, dont la narratrice serait O’Keeffe. En relisant ce texte trois ans après,

après Artists who make “pieces”

Au premier coup d’œil, Artists who make “pieces” de 1976 de l’artiste de Los Angeles Ed Ruscha se compose d’une phrase sur une surface neutre. D’une phrase qui se découpe sur un fond coloré dans des tons rose orangé. D’une phrase réalisée dans une police de caractère basique (Sans serif) à l’aide d’un pochoir en film acétate. Ce dessin est une phrase solide, claire dans la couleur vaporeuse, nuancée.

Josephine Halvorson, Slow Burn

Solo museum exhibition at the Southern Center for Contemporary Art Winston-Salem, NC, curated by Cora Fisher.

Echelle Paintings : Riverworks (Eng. /VF) in Halvorson_SlowBurn.pdf

Nouvelles abstractions aux Etats-Unis: La peinture, retour aux sources / artpress 420 (mars 2015)

L’abstraction connaît aux Etats-Unis un regain d’intérêt auprès de la nouvelle génération d’artistes, qui, massivement et à travers des propositions aussi diverses que variées, s’intéresse à cette forme.

Peindre à Los Angeles en 1966: Freeway, de Vija Celmins

« Entre les mains de Celmins, la vue industrielle des camions, des nuages et des panneaux publicitaires dans l’ombre est un exemple probant de l’obsession à L.A. pour la culture automobile : J’étais cependant surpris de constater que l’artiste n’avait pas exploré plus loin cette mine de sujets pour ses tableaux ».
Brooks Adams, ‘‘Visionnary Realist’’, Art in America, Octobre 1993.

Freeway n’est pas un très grand format et pourtant, cette peinture est incroyablement ouverte, comme illimitée, suspendue entre la luminosité de l’asphalte et le ciel nuageux.

Live from Somewhere, de Tammy Rae Carland

L’exposition de Tammy Rae Carland qui s’est tenue à la Jessica Silverman Gallery à San Francisco en ce début d’année présentait une nouvelle série d’œuvres de l’artiste.

Jules Olitski

Encore inconnu en France, le peintre Américain Jules Olitski est, aux côtés notamment de Mark Rothko, Clyfford Still, Kenneth Noland, un des principaux représentants du courant de la Color Field Painting, étroitement liée à l’Expressionnisme abstrait. Remarqué dès 1958 par le très influent critique Clement Greenberg à l’occasion d’une  première exposition personnelle à New York1, Olitski a fait l’objet d’innombrables expositions aux Etats-Unis et à l’étranger sans qu’aucune rétrospective majeure ne lui soit à ce jour consacrée en France2.