Gilles Aillaud, l’art insouciant de la trace / artpress 432

Depuis sa première exposition à la Galleria dell’ Obelisco à Rome en 1949 sur le thème du monde sous-marin et dans d’incessants allers et retours entre la peinture et le dessin, Gilles Aillaud a peint le vivant. Il s’est fait connaître par ses peintures de grand format qui montrent les animaux sauvages des parcs zoologiques.L’omniprésence de grilles, de tiges et de rebords qui démultiplient les perspectives redouble l’impression de volume et de boîte, dans laquelle fauves, reptiles ou mammifères amphibie « se cachent pour être visibles » (La fosse (1966), Serpent et mosaïque (1972), Piscine vide (1974)). Au cœur des tableaux, les zones d’ombre et de lumière accentuent les effets de camouflage et, souvent, sur cette scène, l’animal se détourne du spectateur dont le regard est happé à l’intérieur des cages. Que les panthères ou les singes se déplacent, que les hippopotames se retrouvent comme échoués sur les dalles froides d’une fosse, l’animal apparaît, indifférent et beau, présent autant qu’absent. Dans les limites mêmes des espaces décrits, n’est-ce pas alors le monde illimité, immense et sauvage, qui éclate à la surface des toiles ?

Retrouvez la suite dans artpress n°432/ avril 2016, p54-55.

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