Pure essence (a poem to Quentin Tarantino)

Aux abords de villes américaines au milieu de nulle part des voitures des bars des nuits tièdesQT

Aux abords de villes américaines
Au milieu de nulle part
Des voitures des bars des nuits tièdes
Au plus près la caméra dans un corps à corps amoureux avec
La musique qui envahit et embrase tout le film
Des filles tchatchent
Leurs jambes leur regard leur démarche sulfureuse
Diagonales inouïes trajectoires verbales
Courbes et cadres
Les pieds dans les nuages
Laques rouges peaux cuivrées métal noir blanc
Et jaune Kido
Une matière clinquante pulpeuse
Tranchée par les sauts de pellicule les grésillements
Comme autant de dérapages sauvages parfaitement maîtrisés
Des routes lentes
Puis à toute vitesse où les images la lumière les sons les voitures et la tête de Kurt Russell
Explosent.

Été 2015 ©DDH