de 2 à 5 : Lectures

Deux ou cinq minutes pour écouter les propos d’un artiste, d’un auteur.
Je lis des textes, témoignages, conversations de ceux qui sont, comme le sont les amis, des compagnons de route et de ressourcement.

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En JUILLET, lignes et parallèles artistiques, la suite… Dénivelés photographiques avec Hubert Damish… Quand les fils téléphoniques des grandes plaines de l’Idaho inspiraient la musique immersive de La Monte Young, la nuit se dévoile ici dans toute son intensité enveloppante selon la Phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty… Un intermède hors du temps: un court extrait de Dune de Frank Herbert, où l’atmosphère des quelques heures qui précèdent le départ pour « Arrakis, Dune, La planète des sables, » vous donnera peut-être envie de poursuivre le voyage…

Hubert Damish 3′ (partie 1) 

Hubert Damish 4′ (partie 2) 

Merleau-Ponty 2′

Frank Herbert 5′ 

 

La Monte Young book

© La Monte Young, 1963, 1970 All rights reserved

En MAI, lignes et parallèles artistiques… Les fils téléphoniques des grandes plaines de l’Idaho et la musique immersive de La Monte Young… L’espace dans l’œuvre de Mark Rothko et ses peintures comme personnages de théâtre … Dessiner avec la lumière, Marian Zazeela… Et quelques confidences musicales d’Erik Satie, tirées de son journal et sélectionnées en hommage à son prochain anniversaire, le 17 mai…

La Monte Young 1′

Mark Rothko 2′ (espace)

Mark Rothko 1′ (drama) 

Marian Zazeela 1′ 

Satie 3′ 

 

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En NOVEMBRE et DÉCEMBRE, « America America » : une sélection de trois textes de ma bibliothèque, en partant de découvertes récentes et en remontant
aux sources …

La lecture récente, et d’une intensité rare, du roman de Carson McCullers, Le cœur est un chasseur solitaire (1940), m’a replongée dans le sujet américain. Sans doute aussi la parution de mon article sur Vija Celmins (à qui j’ai consacré une thèse en 2004) y est-elle pour quelque chose …, amenant mon attention vers cette question de la solitude américaine dont parlent nombre d’artistes et auteurs.
Je rapproche ici des extraits du roman de McCullers, qui se déroule dans une petite ville du sud des États-Unis, de deux grands textes célèbres : Gatsby Le Magnifique (VF/VO, 1925) de F.Scott Fitzgerald et La grosse galette (The Big Money, 1936) de John Dos Passos, à travers un extrait de la section L’œil caméra (Camera Eye).

Au cours de ces années 1920-1930, dans l’état de Géorgie, à Long Island ou à New York, quelque chose est à l’œuvre, l’Amérique n’est pas prête, quelque chose gronde et s’étiole, l’énergie des êtres est en équilibre sur un fil, elle vacille, mais ne peut être totalement vaincue …

Dans Le cœur est un chasseur solitaire, pour Mick l’adolescente tout est encore possible. Lorsqu’elle se prépare à sa première fête, ses espoirs et ses rêves sont immenses, et inséparables de la réalité implacable que McCullers fait revenir en un mot, une phrase.
Quant à Jake Blount, il veut changer les conditions sociales de son temps ; il est animé d’un esprit révolutionnaire, un bouillonnement intérieur, une force sauvage, qu’il tente d’apaiser auprès de John Singer, personnage central du roman. La voix de Dos Passos fait écho au personnage de Jake. Il semble, depuis NY, s’adresser à des êtres qui n’entendent pas, mais appelle inlassablement à l’urgence d’agir.
Loin de New York et de la petite ville de Géorgie, la bulle Daisy et Baker flotte. Bulle dans l’Œuf Est de Long Island… Dans la version originale, Fitzgerald se sert de la musicalité des mots, déroulant les phrases aux sonorités cristallines, limpides et aériennes pour décrire ces deux femmes énigmatiques et lointaines, deux êtres évanescents, étrangers à la rudesse du monde.
Enfin, dans un dernier extrait, Mick again. L’adolescente ne vit pas dans une bulle mais elle en a une, nocturne, noctambule…

Carson McCullers 2′ (Mick – 1)

Carson McCullers 7′ (Jake) 

John Dos Passos 4′ 

Francis Scott Fitzgerald 3′ 

Francis Scott Fitzgerald VO 4′ 

Carson McCullers 1′ (Mick – 2) 

 

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Catalogue Los Angeles, pages 266-267 dans mon salon (2020) : en bas, vue de l’exposition Michael Asher et en ht, Allen Ruppersberg: The Picture of Dorian Gray, Galerie Claire Copley, Los Angeles, 1974 (à droite, John Baldessari, Story With 24 Versions, 1974)

En SEPTEMBRE, la philosophie et l’art comme invitation à la contemplation et à l’attention. Lecture d’une lettre de Sénèque à son ami le gouverneur de Sicile Lucilius le Jeune, une invitation à l’étude, au calme et au contentement (lettre 72, en 64 de notre ère). Déplacement à Los Angeles où se représenter avec l’artiste et critique Peter Plagens une installation du peintre californien Ed Moses en 1969, et avec l’historienne de l’art Melinda Wortz des expositions d’Eric Orr et de Michael Asher en 1974, dans lesquelles il n’y a rien(?) à voir : pas d’œuvres sur les murs mais un environnement ou des conditions de perception créés pour stimuler les réactions du spectateur. Un rien, donc, qui par opposition même au tumulte du monde, incite à « regarder vers l’intérieur ». Ce rien, la galeriste Virginia Dwan, la première à avoir soutenu les artistes du Land Art et de l’art minimal, en donne une définition personnelle et sensible à propos de son expérience de l’exposition Ten, qu’elle organisa en 1967 dans sa galerie de Los Angeles avec l’artiste Robert Smithson.

Sénèque 6′ 

Peter Plagens à propos d’Ed Moses 2′

Melinda Wortz / expositions d’Eric Orr + Michael Asher  2′ 

Virginia Dwan 1′ 

 

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En JUILLET, des récits sous le signe de l’été, des êtres et figures artistiques solaires. La lenteur du texte et de la promenade : l’écriture ronde aux accents aquatiques de Gaston Bachelard décrivant Monet et ses Nymphéas et le peintre André Masson plongeant dans le « tourbillon pictural ». Camus observant la vie éclatante de la jeunesse à Oran dans L’été, l’expérience physique et sensorielle intense de Mishima dans Le soleil et l’acier. Le cinéaste Kenneth Anger, à l’ombre des lettres gigantesques et déchues du « Hollywood sign » dans son récit sulfureux, Hollywood Babylone. Le photographe Walter Vogel évoquant l’extraordinaire Pina Bausch. Un poème aiguisé et drôle: l’humour noir de Gisèle Prassinos, figure majeure de la poésie contemporaine, proche des surréalistes… Yves Klein, artiste de l’air, de l’or et du feu, du vide et du bleu: un extrait du Manifeste de l’hôtel Chelsea de cet Icare de l’art. Et suite de la lecture de l’extrait de Mrs Dalloway de Virginia Woolf.

Virginia Woolf 4′

Yves Klein 2′

Kenneth Anger 1′

Gisèle Prassinos 1′

Claude Monet par André Masson 3′ 

Yukio Mishima 4′

Gaston Bachelard sur Claude Monet 3′

Albert Camus 3′

Pina Bausch par Walter Vogel 6′

 

L'arrière pays

En JUIN, des histoires de fantômes…

Fantômes, hallucinations, pensées qui hantent, idées et obsessions d’artistes. Dario Argento revient ce mois-ci.
Le rêve de poussière de Vija Celmins. Matisse impatient de poursuivre son tableau. Le rendez-vous de Bret Easton Ellis avec lui-même dans la maison hantée de Lunar ParkQuand la peur du spectre et de l’inconnu se transforment en ravissement : Spirite de Théophile Gautier. Le parent est Mon fantômePascal RambertLes présences absentes et leurs suiveurs -followers avant l’heure- dans Mrs Dalloway de Virginia Woolf. Schopenhauer et son Essai sur les apparitionsLes pensées, ces revenantes qui ne sont pas prêtes de partir: L’arrière pays d’Yves Bonnefoy, Hamlet de William Shakespeare.

Dario Argento 3′

Vija Celmins 2′

Matisse, 1′

Bret Easton Ellis 2′

Arthur Schopenhauer 2′ 

Théophile Gautier 5′

Pascal Rambert 1′ – lecture avec India Deyries Henry

Virginia Woolf 4′

William Shakespeare 1′, trad. Y Bonnefoy

Yves Bonnefoy 5′

 

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En MAI (#stayhome 2021), la conversation, les amitiés intellectuelles et artistiques, les complicités à plusieurs siècles d’écart, un mot qui change tout, le silence, les voix intérieures, la musique, le plaisir, enfant, d’entendre les adultes discuter, rire, et déjà celui de connaître la conversation, ce contact : être avec un autre.

L’amitié entre Maurice Blanchot et George Bataille, penser ensemble l’origine de l’art.
Agnes Martin dialogue avec Le roseau pensant de Blaise Pascal,
Stefan Zweig avec Michel de Montaigne. Dans son autobiographie, Dario Argento relate ses souvenirs d’enfance : l’enchantement des dîners mondains et leurs conversations, suivis de monologues intérieurs.
Michael Cimino, la musique populaire, Chopin et le cinéma.
Le photographe Bill Brandt et le portrait.
Georgia O’Keeffe : une correspondance avec une ancienne camarade de classe change sa vie.
Parler, aimer : John Cassavettes.

Georges Bataille Maurice Blanchot, 5′

Agnes Martin, 1′

Stefan Zweig, 4′

Dario Argento, 2′

Bill Brandt, 1′

Georgia O’Keeffe, 3′(GB)

Michael Cimino, 3′

John Cassavettes par Ben Gazzara, Al Ruban, Seymour Cassel, 4′

 

À écouter aussi, Ali Benmakhlouf – philosophe de la conversation dans Les chemins de la philosophie de France Culture

 

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Nancy Holt, Sun Tunnels (1973-76), concrete, Great Basin Desert, Utah in Land and Monumental Art (1998, Phaidon)

En AVRIL et à l’heure de #stayhome, une sélection ici sur le thème Sous-sols et Prairies, en hommage à l’album photographique de Robert Adams, Prairie et au roman Les carnets du sous-sol de Dostoïevski. L’enjeu est la liberté, inconditionnelle, que représentent bien sûr la nature, les grands espaces, le mouvement, la relation essentielle au monde extérieur et aux autres, et que sont aussi la pensée, la création et le jeu, ou encore la solitude, qui peut être vécue comme un enfermement ou comme une source intarissable de liberté et de créativité.
À l’image d’un tunnel au soleil de Nancy Holt.

J’ai choisi des extraits de textes de Siri Hustvedt, de Vladimir Jankélévitch, de Fiodor Dostoïevski, d’H.D. Thoreau, de Michel Tournier et d’interviews ou propos des artistes Barbara Hepworth, James Turrell, Richard Avedon et Diane Arbus.

Siri Hustvedt, 3′

Henry David Thoreau, 1′ (GB)

Richard Avedon Diane Arbus, 2′

Fiodor Dostoïevski, 5′

Michel Tournier, 3′

James Turrell, 1′ (GB)

Barbara Hepworth, 1′ (GB)

Vladimir Jankélévitch, 2′

 

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En MARS (#stayhome 2021), le photographe Wright Morris, l’écrivain James Agee en mission en Alabama avec le photographe Walker Evans, le cinéaste Sam Peckinpah, le philosophe Vladimir Jankélévitch et la nostalgie, les sculpteurs Donald Judd et Sol LeWitt.

Wright Morris Statement 3′ 

James Agee 5′ 

Sam Peckinpah 5′ 

Jankélévitch 5′ 

Donald Judd 2′ 

Sol Lewitt 2′ 

Sources:

Hubert Damish, La Dénivelée – À l’épreuve de la photographie, 2001, Seuil, p 7-11.
Frank Herbert, Dune, 1965, Robert Laffont 2012, pp 10-13.
Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, 1945, Gallimard, p 335-336.

John Dos Passos, La grosse galette, 1973, Gallimard.
Carson McCullers, Le coeur est un chasseur solitaire, 2017, Stock.
F. Scott Fitzgerald, The Great Gatsby, 1994, Penguin Books.

Virginia Dwan, de mémoire parlée, in Virginia Dwan. Art Minimal – Art conceptuel, Earth Works. New-York, les années 60-70, cat. exp. Galerie Montaigne, Paris, 1991.
Peter Plagens, « LA », Artforum, vol. 9, n°1, septembre 170, cité dans Los Angeles 1955-1985, Naissance d’une capitale artistique, 2006, Centre Pompidou, p202.
Sénèque, Lettres à Lucilius sur l’otium (Lettre 72), in Sénèque, Éloge de l’oisiveté, édition établie et postfacée par Cyril Morana, 2014,  Mille et une nuits, p 35-39.
Melinda Wortz, « Looking Inward », ARTNews, vol. 73, n°10, novembre 1974, cité dans Los Angeles 1955-1985, Naissance d’une capitale artistique, 2006, Centre Pompidou, p 266-267.

Kenneth Anger, Hollywood Babylone (1975), 2013, Éditions Tristram, p300,303.
Gaston Bachelard, « Les Nymphéas ou les surprises d’une aube d’été » (Revue Verve n°27-28, décembre 1952) in Monet vu par, textes choisis et commentés par Thomas Sclesser, 2011, Beaux-Arts Éditions.
Albert Camus, L’été, 1959, Gallimard, p81-82.
Yves Kein, Manifeste de l’hôtel Chelsea, cat.exp. Yves Klein, 1983, Centre Georges Pompidou, p194-195.
André Masson, »Monet le fondateur » (Revue Verve n°27-28, décembre 1952) in Monet vu par, textes choisis et commentés par Thomas Sclesser, 2011, Beaux-Arts Éditions.
Yukio Mishima, Le soleil et l’acier, 1973, Gallimard, p69-71.
Gilberte Prassinos, La poésie telle que les femmes l’écrivent, in Les surréalistes, Une génération entre le rêve et l’action, 1991, Gallimard, p177-178.
Walter Vogel, Pina, 2014, L’Arche, p66-68.
Virginia Woolf, Mrs Dalloway, 1993, Le livre de Poche, p36-37.

Dario Argento, Peur, Autobiographie, 2018, Rouge Profond, p83-84.
Yves Bonnefoy, L’arrière pays, 2003, Gallimard, p16-21.
Vija Celmins en conversation avec Jeanne Silverthorne, Vija Celmins, 1995, Fondation Cartier, p40.
Bret Easton Ellis, Lunar Park, 2005, Robert Laffont, p276-277.
Théophile Gautier, Spirite, suivi de La Morte amoureuse, 1992, Flammarion.
Henri Matisse, Entretien avec Tériade, L’intransigeant, 19/20/27 octobre 1930.
Pascal Rambert, Mon fantôme, 2005, Les solitaires intempestifs, p21-22.
William Shakespeare, Hamlet, trad. Yves Bonnefoy, 1978, Gallimard, p106.
Arthur Schopenhauer, Essai sur les apparitions et opuscules divers, trad. A.Dietrich 1912, p125-126,
numérisé sur https://www.schopenhauer.fr/oeuvres/essai-sur-les-apparitions-ebook.html
Virginia Woolf, Mrs Dalloway, 1993, Le livre de Poche, p33-36.

Dario Argento, Peur, Autobiographie, 2018, Rouge Profond, p19-20.
Maurice Blanchot, L’amitié, 1971, Gallimard, p7, 9-11.
Thierry Jousse, John Cassavettes, Cahiers du Cinéma, 1989, p127-128, 132, 143, 146.
Jean-Baptiste Thoret, Michael Cimino, Les voix perdues de l’Amérique, 2013, Flammarion, p116, 118-120.
Patrick Rogiers, Bill Brandt, 1990, Pierre Bellefond, p126-127, 133, 156.
Agnes Martin, La perfection inhérente à la vie, 1993, ensba-a Collection Écrits d’artistes, p19, 104.
Georgia O’Keeffe inteviewée par Calvin Tomkins, The New Yorker, 4 mars 1974
in https://www.newyorker.com/magazine/1974/03/04
Stefan Zweig, Montaigne, 1982, Presses Universitaires de France, p27-28. p84-86.

Dostoïevski, Les carnets du sous-sol, 1992, Actes Sud/Babel, pp 67-70.
Barbara Hepworth, ’Approach to Sculpture’, The Studio, London, vol. 132, no. 643, October 1946 (extrait) et from ‘Sculpture’, in Circle: International Survey of Constructive Art, ed. by J.L. Martin, Ben Nicholson, Naum Gabo, London, 1937, p. 113. (extrait) https://barbarahepworth.org.uk/texts/
Siri Hustvedt, Vivre, penser, regarder, 2013, Actes Sud, pp 64-66.
Vladimir Jankélévitch, L’irréversible et la nostalgie, Flammarion, 1974, pp 7-8.
Susan Sontag, Sur la photographie, 2008, Christian Bourgois, pp 253, 257.
Henry David Thoreau, Walden, 1993, Everyman’s Library / David Campbell Publishers LTD, pp 80-81.
Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique, 1972, Gallimard, pp 198-199.
James Turrell, Land and Monumental Art, 1998, Phaidon, p 218-219.

James Agee/ photographies de Walker Evans, Une saison de coton, trois familles de métayer, 2014, Christian Bourgois, pp 68-72.
Vladimir Jankélévitch, L’irréversible et la nostalgie, Flammarion, 1974, pp 340-341, 346-347.
Donald Judd, Écrits 1963-1990, 1991, Daniel Lelong éditeur, pp 27, 96.
Sol LeWitt, cat.exp. Centre Pompidou-Metz, 2012, Éditions du Centre Pompidou, pp 200, 207.
Wright Morris, L’essence du visible, cat. exp. Fondation Cartier Bresson, 2019, Xavier Barral, p47.
Sam Peckinpah, Capricci, 2015, pp 17, 21, 23, 29.
Entretien avec Sam Peckinpah, Dérives.tv, Entretiens.

À voir À écouter :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/profession-philosophe-4174-ali-benmakhlouf-philosophe-de-la-conversation

https://www.lensculture.com/articles/robert-adams-prairie >> Don’t buy on Amazon !
http://musee-rodin.fr/fr/exposition/exposition-barbara-hepworth
http://jamesturrell.com/
http://www.jeudepaume.org/?page=article&idArt=539
https://kadist.org/wp-content/uploads/2016/04/pdf-40_0_0.pdf

https://www.foam.org/museum/programme/wright-morris-the-home-place
https://www.cinemas-du-grutli.ch/agenda/12659-sam-peckinpah
https://www.chinati.org/collection/donaldjudd2
https://www.pacegallery.com/artists/sol-lewitt/

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